Depuis ces dernières années, en France comme dans la majorité des pays du monde entier, le surpoids et l’obésité sont en progression constante. D’après les derniers chiffres de l’enquête épidémiologique nationale ObÉpi-Roche 2020, un adulte sur deux est désormais en surcharge pondérale, faisant de cette problématique une priorité majeure de santé publique. Dans cet article, nous aborderons notamment la notion d’obésité abdominale et ses conséquences sur la santé. En effet, si pour de nombreuses personnes la fameuse « bouée » n’est que disgracieuse, elle est ou sera peut-être dans le futur à l’origine de maladies chroniques pouvant sérieusement altérer leur qualité de vie.

De nombreuses questions se posent :

Pourquoi cette graisse abdominale, localisée autour de votre taille est-elle particulièrement délétère ? L’indice de masse corporelle (IMC) et tour de taille sont-ils des indicateurs fiables pour évaluer votre état de santé ? Comment mesurer votre tour de taille et quelles sont les valeurs seuils à partir desquelles votre santé est en danger ? Enfin, comment le Programme RNPC peut-il vous aider à perdre du poids rapidement en ciblant spécifiquement cette graisse abdominale et ainsi améliorer votre état de santé ?

Pourquoi l’IMC est-il un indicateur obsolète ?

L’IMC, dont le calcul est basé sur une formule simpliste prenant en compte la taille et le poids (poids/taille²), est depuis longtemps l’outil standard pour évaluer si votre poids présente un risque pour votre santé. Ainsi, le surpoids et l’obésité sont définis par un IMC respectivement supérieur ou égal à 25 et 30 kg/m2. Cet indice présente pourtant des limites à son utilisation. En effet, il ne permet pas l’évaluation de la quantité de graisse d’une personne, ni la façon dont celle-ci est distribuée dans tout le corps, deux éléments pourtant indispensables pour évaluer l’état de santé d’un patient.

Répartition abdominale des graisses et risque cardiométabolique

Le concept « d’obésité de poids normal [1] » est né des conclusions de nombreux travaux de recherche mettant en évidence l’importance de la répartition des graisses dans l’évaluation de l’état de santé général de la population. En effet, contrairement à ce que pense la majorité d’entre nous, le risque cardiométabolique, c’est-à-dire la probabilité d’être atteint d’une maladie cardiovasculaire ou d’un diabète, n’est pas toujours associée à un excès de poids. Malgré un IMC normal, un pourcentage non négligeable de personnes sont en danger à cause d’une propension à accumuler de la graisse dans l’abdomen. Il est donc primordial d’évaluer précisément ce niveau de risque en mesurant systématiquement le tour de taille.

Pourquoi la graisse abdominale est-elle néfaste pour la santé ?

Le tissu adipeux (masse grasse ou graisse corporelle) situé à l’intérieur de l’abdomen a la particularité d’entourer les organes internes (foie, cœur, pancréas, reins, etc.) et même de les infiltrer, perturbant ainsi leur fonctionnement. De plus, ce tissu adipeux n’est pas, comme les scientifiques l’ont longtemps cru, qu’un amas de graisse inerte. En effet, à la manière d’une glande, il libère des molécules hautement inflammatoires qui contribuent à l’apparition, au développement et à l’aggravation de nombreuses pathologies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, angor, trouble du rythme cardiaque, dyslipidémie, etc.) et métaboliques (diabète de type 2, maladie du foie gras, syndrome d’apnée du sommeil).

Une récente analyse [2] de la littérature scientifique portant sur 72 études réunissant plus de 2 millions de participants révèle que les personnes qui ont un tour de taille plus élevé ont un risque plus important de mortalité précoce, et ce quel que soit leur poids.

[1] Sujet de poids normal « métaboliquement obèses » / https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S003306201300176X?via%3Dihub

[2] Jayedi A, et al. Central fatness and risk of all cause mortality: systematic review and dose-response meta-analysis of 72 prospective cohort studies. BMJ 2020 Sep 23;370:m3324 / https://www.bmj.com/content/370/bmj.m3324.long

Le tour de taille est depuis toujours mesuré de façon systématique chez tous les patients des centres RNPC lors de chaque visite, afin d’estimer de façon plus fiable les risques liés à l’excès de poids sur leur santé.

Comment mesurer son tour de taille ?

De préférence le matin à jeun, munissez-vous d’un mètre-ruban (aussi appelé « mètre de couturière ») et mesurez votre tour de taille en prenant bien soin de placer le mètre sur la peau nue, entre la dernière côte et le haut de l’os de la hanche, plus ou moins au niveau du nombril et parallèle au sol. Il faut ensuite le tendre autour du ventre en le tenant parallèle au sol et en prenant soin de ne pas le serrer ni l’éloigner de la peau. Attention, il ne faut pas rentrer le ventre afin que celui-ci soit le plus relâché possible et éviter de retenir sa respiration. Tenez-vous droit(e) et expirez doucement au moment de prendre la mesure.

En Europe, les autorités de santé, notamment la Fédération Internationale du diabète, définissent l’obésité abdominale par un tour de taille supérieur ou égale à 80 cm pour les femmes et à 94 cm pour les hommes.

Si votre tour de taille se situe au-delà de ce seuil, il peut être judicieux de consulter votre médecin pour un check-up comprenant notamment une mesure de la tension et dans l’idéal un bilan biologique complet. En cas e nécessité, il pourra vous adresser au Centre RNPC le plus proche qui vous accompagnera dans votre démarche de perte de poids.

Conclusion

Ce qu’il faut retenir :

  • Le calcul de l’IMC doit être complété par une évaluation de la répartition des graisses.
  • Celle-ci peut être estimée simplement par la mesure du tour de taille, grâce à un simple mètre-ruban.
  • Un tour de taille supérieur à 94 cm pour les hommes et 80 cm pour les femmes définit l’obésité abdominale, qui présente un risque réel pour votre santé.
  • Le Programme RNPC se présente comme la solution la plus efficace pour perdre du poids en ciblant spécifiquement le tissu adipeux abdominal : rnpc.fr
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