Une réunion qui s’éternise, un coup de fatigue en milieu d’après-midi, des biscuits posés dans la salle de pause… Au bureau, les occasions de manger en dehors des repas sont nombreuses.

Le grignotage peut alors devenir une habitude, parfois sans même que l’on ait réellement faim. Mais inutile de culpabiliser : grignoter n’est pas une question de manque de volonté. Ce comportement peut avoir de nombreuses causes, liées à l’alimentation, au rythme de la journée, au stress, à la fatigue ou tout simplement à l’environnement.

La bonne approche consiste donc moins à « résister » qu’à identifier ce qui déclenche le grignotage et à mettre en place des stratégies adaptées.

Voici 8 conseils simples pour mieux gérer les envies de grignotage au travail.

1. Commencez par des repas suffisamment rassasiants

La première stratégie pour limiter le grignotage est de ne pas arriver au milieu de la matinée ou de l’après-midi avec une faim importante.

Des repas structurés et suffisamment rassasiants permettent de mieux gérer les sensations de faim au cours de la journée. La composition du repas joue notamment un rôle important : les protéines et les fibres participent à la satiété et peuvent aider à tenir plus longtemps entre deux prises alimentaires.

Un déjeuner composé uniquement d’un aliment riche en glucides, ou pris en quantité insuffisante, peut par exemple laisser apparaître rapidement une sensation de faim.

À l’inverse, un repas complet associant notamment une source de protéines, des légumes et une quantité adaptée de féculents ou d’autres sources de glucides permet généralement de mieux couvrir les besoins de l’organisme.

L’objectif n’est donc pas de manger le moins possible à midi, mais de construire un repas suffisamment rassasiant pour éviter d’avoir faim une heure plus tard.

Une collation peut tout à fait trouver sa place dans une alimentation structurée, à condition qu’elle soit adaptée aux besoins de la personne et à son objectif.

Dans le cadre du Programme RNPC, certains encas riches en protéines et spécifiquement formulés pour accompagner la perte de poids peuvent notamment être utilisés à certains moments de la journée. Ils s’intègrent alors dans une stratégie nutritionnelle globale et ne remplacent pas systématiquement les repas.

L’enjeu est donc moins de supprimer toute prise alimentaire entre les repas que de distinguer les différentes situations et de trouver une organisation adaptée.

Une collation peut tout à fait trouver sa place dans une alimentation structurée, à condition qu’elle soit adaptée aux besoins de la personne et à son objectif.

Dans le cadre du Programme RNPC, certains encas riches en protéines et spécifiquement formulés pour accompagner la perte de poids peuvent notamment être utilisés à certains moments de la journée. Ils s’intègrent alors dans une stratégie nutritionnelle globale et ne remplacent pas systématiquement les repas.

L’enjeu est donc moins de supprimer toute prise alimentaire entre les repas que de distinguer les différentes situations et de trouver une organisation adaptée.

2. Identifiez la véritable cause de votre envie de manger

Toutes les envies de manger ne correspondent pas nécessairement à une faim physiologique.

Au bureau, une envie de grignoter peut apparaître dans différentes situations :

  • Après plusieurs heures devant un écran ;
  • Lors d’un moment de stress ou de tension ;
  • Par ennui ou manque de stimulation ;
  • Lorsque l’on est fatigué ;
  • Pendant une pause avec des collègues ;
  • Simplement parce qu’un aliment est disponible à proximité.

Avant de prendre automatiquement un aliment, essayez donc de vous demander :

« Est-ce que j’ai réellement faim ou est-ce que j’ai envie de manger pour une autre raison ? »

Il ne s’agit pas de culpabiliser si la réponse est la seconde. Au contraire, identifier le déclencheur permet progressivement de trouver une réponse plus adaptée.

3. Ne laissez pas les aliments tentants à portée de main

Au bureau, l’environnement alimentaire joue un rôle important.

Une boîte de biscuits ouverte sur le bureau, des chocolats à côté de la machine à café ou des viennoiseries laissées dans la salle de réunion constituent autant de sollicitations auxquelles il faut répondre au cours de la journée.

Lorsque ces aliments sont constamment visibles et facilement accessibles, il devient plus difficile de ne pas y penser.

Une solution simple consiste donc à modifier son environnement :

  • Evitez de conserver des aliments très tentants directement sur votre bureau ;
  • Rangez-les dans un endroit moins accessible ;
  • Evitez de travailler avec un paquet ouvert à côté de vous ;
  • Si vous avez faim, prenez le temps de choisir consciemment ce que vous allez manger plutôt que de manger machinalement.

Ce changement paraît anodin, mais réduire les sollicitations alimentaires peut faciliter la gestion des prises alimentaires au quotidien.

4. Anticipez le moment où vous avez habituellement envie de grignoter

Le grignotage survient souvent à des moments relativement prévisibles.

Pour certaines personnes, l’envie apparaît vers 10 h 30. Pour d’autres, c’est plutôt vers 16 ou 17 h, lorsque la journée de travail commence à peser.

Plutôt que d’attendre que l’envie devienne difficile à gérer, observez votre rythme pendant quelques jours.

À quelle heure avez-vous généralement envie de manger ? Dans quelles circonstances ? Après quel type de repas ?

Si une collation est pertinente dans votre organisation alimentaire, elle peut alors être prévue à l’avance, plutôt que décidée dans l’urgence face à la première source de nourriture disponible.

Dans le cadre d’un accompagnement nutritionnel, cette collation peut être adaptée aux besoins et aux objectifs de chacun.

5. Pensez à vous hydrater régulièrement

La journée de travail peut facilement faire oublier de boire.

Avoir une bouteille d’eau à portée de main peut aider à maintenir une hydratation régulière tout au long de la journée. Cela permet également de créer un repère simple : lorsque l’envie de manger apparaît, prendre quelques minutes pour boire peut être une première étape avant de déterminer si l’on a réellement faim.

L’eau reste la boisson de référence. Selon les habitudes de chacun, une boisson chaude non sucrée peut également constituer une alternative intéressante lors d’une pause.

L’idée n’est pas de boire pour « couper » artificiellement la faim, mais simplement de ne pas confondre systématiquement envie de manger et besoin de boire ou besoin de faire une pause.

6. Faites une vraie pause lorsque vous êtes fatigué

À 16 h, ce n’est parfois pas votre estomac qui réclame un gâteau : c’est peut-être votre cerveau qui réclame une pause.

Le travail prolongé devant un écran, les réunions successives ou une forte charge mentale peuvent générer une sensation de fatigue qui pousse à rechercher rapidement quelque chose d’agréable ou de stimulant.

Dans ce cas, une véritable pause peut être plus utile qu’un aliment pris machinalement.

Quelques minutes pour :

  • Quitter son écran ;
  • Marcher un peu ;
  • Prendre l’air ;
  • Discuter avec un collègue ;
  • Changer d’environnement ;

peuvent permettre de faire une coupure dans la journée.

La pause de l’après-midi n’a pas nécessairement besoin de passer par la nourriture.

7. Préparez votre journée plutôt que de compter uniquement sur votre volonté

Lorsque la journée est organisée à l’avance, il est souvent plus facile de respecter son rythme alimentaire.

Avant de partir travailler, vous pouvez par exemple prévoir votre déjeuner et, si nécessaire, votre collation.

Cela permet d’éviter de se retrouver à 16 h devant un distributeur automatique parce que rien n’a été prévu.

La préparation peut également concerner les repas eux-mêmes : anticiper son déjeuner, disposer d’aliments adaptés sur son lieu de travail ou savoir ce que l’on mangera le soir permet de réduire les décisions prises dans l’urgence.

Bien s’organiser ne signifie pas tout contrôler. C’est simplement se donner un environnement qui facilite les choix que l’on souhaite faire.

8. Ne culpabilisez pas si vous grignotez

C’est probablement le conseil le plus important.

Un épisode de grignotage ne remet pas en question l’ensemble de votre alimentation. Et surtout, il n’est pas nécessaire de compenser en sautant le repas suivant ou en se privant davantage.

La culpabilité peut au contraire entretenir un cercle peu favorable : on grignote, on culpabilise, on cherche à compenser, puis la restriction peut favoriser à nouveau la faim ou les envies alimentaires.

Il est plus utile de prendre cet épisode comme une information.

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Aviez-vous suffisamment mangé au repas précédent ? Étiez-vous particulièrement fatigué ? Stressé ? L’aliment était-il simplement disponible sous vos yeux ?

Comprendre le contexte permet de rechercher une solution durable plutôt que de se focaliser sur l’écart lui-même.

Et si vous avez réellement faim ?


Il est important de faire la distinction entre grignotage automatique et véritable faim.

Si vous avez réellement faim entre deux repas, la réponse n’est pas nécessairement de lutter contre cette sensation.


Une collation peut tout à fait trouver sa place dans une alimentation structurée, à condition qu’elle soit adaptée aux besoins de la personne et à son objectif.


Dans le cadre du Programme RNPC, certains encas riches en protéines et spécifiquement formulés pour accompagner la perte de poids peuvent notamment être utilisés à certains moments de la journée. Ils s’intègrent alors dans une stratégie nutritionnelle globale et ne remplacent pas systématiquement les repas.


L’enjeu est donc moins de supprimer toute prise alimentaire entre les repas que de distinguer les différentes situations et de trouver une organisation adaptée.

Grignotages au bureau : ce qu’il faut retenir

Éviter le grignotage ne repose pas uniquement sur la volonté. Le comportement alimentaire est influencé par de nombreux facteurs : la faim, la composition des repas, les habitudes, le stress, la fatigue et l’environnement.

Pour mieux gérer les envies de manger au travail, vous pouvez notamment :

  1. Composer des repas suffisamment rassasiants.
  2. Identifier ce qui déclenche vos envies de manger.
  3. Limiter les aliments tentants à portée de main.
  4. Anticiper les moments où vous avez habituellement faim.
  5. Maintenir une hydratation régulière.
  6. Faire de vraies pauses lorsque la fatigue s’installe.
  7. Préparer votre journée à l’avance.
  8. Éviter la culpabilité lorsqu’un grignotage survient.

L’objectif n’est pas de chercher une alimentation parfaite, mais de construire des habitudes réalistes et compatibles avec la vie quotidienne.

Et si les envies de grignotage sont fréquentes, difficiles à contrôler ou associées à une prise de poids, il peut être intéressant d’en parler avec un professionnel de santé. Un accompagnement personnalisé permet notamment d’identifier les causes du comportement alimentaire et d’adapter les repas et les collations aux besoins de chacun.

Dans le cadre du Programme RNPC, l’accompagnement nutritionnel et comportemental permet justement de travailler sur ces différentes dimensions, avec un suivi adapté à chaque personne.