En bref : le remboursement en 30 secondes
- Prix officiels : Wegovy® de 146,91 € à 195,10 € par mois selon le dosage. Mounjaro® de 176,10 € à 433,80 € selon le dosage.
- Remboursement : 65 % (Sécurité sociale), ou prise en charge à 100 % chez certains patients en ALD. Chez ces patients, le reste à charge peut être nul, à vérifier selon les droits individuels et le contrat de complémentaire santé.
- Éligibilité : adultes en obésité sévère, avec IMC supérieur à 40, ou IMC supérieur à 35 avec au moins une comorbidité (liste élargie : diabète T2, HTA, NASH, SOPK, infertilité, SAHOS, gonarthrose, etc.).
- Condition essentielle découverte dans l’arrêté : le patient doit avoir suivi au moins 6 mois de prise en charge nutritionnelle bien conduite avec une perte de poids inférieure à 5 %. Sans cette étape préalable, pas de remboursement.
- Prescripteurs : la prescription initiale est réservée aux médecins en CSO, CHU ou SMR spécialisé. Les médecins généralistes sont écartés de la primo-prescription.
- Téléservice obligatoire : justification de l’éligibilité via le téléservice de l’Assurance Maladie (ameli pro).
- Pour les patients non encore éligibles : commencer immédiatement un programme nutritionnel structuré comme RNPC, qui s’inscrit dans la logique recommandée par les autorités : régime hypocalorique adapté, activité physique progressive et accompagnement nutritionnel structuré.
- L’expérience RNPC sur le terrain : 105 patients sont déjà accompagnés simultanément par le Programme RNPC et un analogue du GLP-1 (52 sous Wegovy®, 53 sous Mounjaro®). RNPC fait partie des programmes nutritionnels structurés pouvant accompagner les patients avant, pendant ou après un traitement par analogue du GLP-1.

Une annonce attendue, des conditions plus strictes que prévu
Annoncé le 28 mai 2026 par la ministre de la Santé Stéphanie Rist à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, le remboursement de Wegovy® et Mounjaro® par l’Assurance Maladie entre aujourd’hui, 15 juin 2026, dans sa phase effective. Les deux arrêtés ministériels du 23 mai 2026 (NOR SFHS2613353A pour Wegovy®, SFHS2613501A pour Mounjaro®) sont parus au Journal Officiel n°0123 du 28 mai 2026.
Mais derrière l’annonce médiatique, l’analyse précise des textes officiels révèle un cadre bien plus restrictif que ce qui a été présenté lors de la conférence de presse. Cet article fait le point factuel, à jour ce 15 juin 2026.
SOURCES : Arrêté Wegovy® du 23 mai 2026 – JORFTEXT000054144081 · Arrêté Mounjaro® du 23 mai 2026 – JORFTEXT000054144129
Les prix officiels notifiés par le CEPS
Le Comité économique des produits de santé (CEPS) a publié au même JORF du 28 mai les prix publics TTC définitifs après négociation avec les laboratoires.
Wegovy® (Novo Nordisk) : boîte d’un stylo injecteur, environ un mois de traitement
| Dosage | Prix public TTC | Reste à charge hors ALD (35 %) |
|---|---|---|
| 0,25 mg | 146,91 € | ~ 51 € |
| 0,5 mg | 146,91 € | ~ 51 € |
| 1 mg | 146,91 € | ~ 51 € |
| 1,7 mg | 169,31 € | ~ 59 € |
| 2,4 mg (dose d’entretien) | 195,10 € | **~ 68 €** |
Mounjaro® (Eli Lilly) : boîte d’un stylo KwikPen, environ un mois de traitement
| Dosage | Prix public TTC | Reste à charge hors ALD (35 %) |
|---|---|---|
| 2,5 mg | 176,10 € | ~ 62 € |
| 5 mg | 237,68 € | ~ 83 € |
| 7,5 mg | 335,95 € | ~ 118 € |
| 10 mg | 335,95 € | ~ 118 € |
| 12,5 mg | 433,80 € | ~ 152 € |
| 15 mg | 433,80 € | ~ 152 € |
Pour les patients en ALD (la grande majorité des patients éligibles, du fait de leur obésité sévère ou de comorbidités associées), le reste à charge est nul : prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.
La montée en dose, étape par étape (le protocole posologique Wegovy)
Le Wegovy® n’est pas un traitement à dose unique. Le protocole prévoit une montée progressive sur 16 semaines minimum avant d’atteindre la dose d’entretien, afin de laisser le corps s’adapter et de limiter les effets indésirables digestifs.
| Phase | Dose hebdomadaire | Durée minimale | Effet attendu sur le poids |
|---|---|---|---|
| Initiation | 0,25 mg | 4 semaines | Perte modeste, inconstante (0 à 2 kg) |
| Palier 1 | 0,5 mg | ≥ 4 semaines | Perte fréquente mais modérée |
| Palier 2 | 1,0 mg | ≥ 4 semaines | Perte cliniquement significative |
| Palier 3 | 1,7 mg | ≥ 4 semaines | Perte importante |
| Palier 4 (entretien) | 2,4 mg | Dose cible obésité | Perte de poids maximale |
Le tirzépatide (Mounjaro®) suit une logique comparable, avec des paliers de 2,5 mg, 5 mg, 7,5 mg, 10 mg, 12,5 mg jusqu’à 15 mg.
Implication pratique : un patient qui débute aujourd’hui n’atteindra la dose d’entretien qu’au mieux dans 4 à 5 mois. Sur cette période, l’accompagnement nutritionnel et comportemental est déterminant, c’est lui qui consolide les acquis et limite les effets indésirables.

Qui est éligible ? La liste des comorbidités s’est considérablement élargie
L’annonce du 28 mai mentionnait 5 comorbidités. Les arrêtés en listent bien plus, en alignement avec les critères de la chirurgie bariatrique. Les patients éligibles sont les adultes avec :
IMC supérieur ou égal à 40 kg/m² (obésité morbide)
OU
IMC supérieur ou égal à 35 kg/m² (obésité sévère) avec au moins une des comorbidités suivantes :
- Métaboliques : diabète de type 2, dyslipidémie sévère
- Cardiovasculaires : hypertension artérielle traitée, maladie cardiovasculaire avérée
- Hépatiques : stéatose hépatique non alcoolique (NASH), cirrhose Child A
- Rénales : insuffisance rénale chronique stade 3A ou 3B
- Respiratoires : syndrome d’apnée du sommeil (IAH ≥ 15/h), asthme sévère
- Gynécologiques : syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), infertilité avec projet d’AMP
- Ostéo-articulaires : lombalgies invalidantes, coxarthrose ou gonarthrose invalidantes
- Urologiques : incontinence urinaire invalidante
- Autres : hernie pariétale ou éventration, hypertension intracrânienne idiopathique, handicap moteur en lien avec l’excès de poids
✅ SOURCE : Vidal – Synthèse des conditions de remboursement Wegovy / Mounjaro, 28 mai 2026

Le critère méconnu : 6 mois de prise en charge nutritionnelle préalable
C’est le point que n’ont mentionné ni la ministre lors de la conférence de presse, ni la plupart des reprises médiatiques. Pourtant, il figure noir sur blanc dans l’arrêté du 23 mai 2026.
Pour être éligible au remboursement, le patient doit prouver :
« avoir suivi une prise en charge nutritionnelle bien conduite pendant au moins 6 mois, avec une perte de poids inférieure à 5 % du poids initial. »
Concrètement, un patient qui se présente directement chez son médecin spécialiste sans cette étape préalable n’aura pas le remboursement. Le médicament restera disponible sur ordonnance, mais à plein tarif (270 à 360 € par mois pour Wegovy® jusqu’au 14 juin, 195 € depuis aujourd’hui hors remboursement).
Cette exigence est cohérente avec l’AMM elle-même, qui impose un usage des analogues du GLP-1 en complément d’un régime hypocalorique, d’une activité physique et d’un accompagnement nutritionnel. Le remboursement ne fait que rendre cette condition opposable au remboursement de l’Assurance Maladie.
Comment se prouve cette « prise en charge nutritionnelle préalable » ?
Le remboursement est conditionné au remplissage par le médecin prescripteur d’un document justificatif d’accompagnement à la prescription, via un téléservice dédié de l’Assurance Maladie (Ameli pro). Ce document doit attester :
- L’IMC initial du patient au moment de la prescription
- Les comorbidités associées ouvrant droit au remboursement
- L’échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite d’au moins 6 mois (perte < 5 %)
- La prescription en complément d’un régime hypocalorique et d’une activité physique
- La qualité du prescripteur (CSO, endocrinologue en lien avec un CSO, etc.)
Sans ce justificatif validé, pas de remboursement par l’Assurance Maladie, quand bien même le patient remplirait par ailleurs tous les critères médicaux.
Conséquence pratique pour les patients : la démarche logique aujourd’hui est de commencer immédiatement une prise en charge nutritionnelle bien conduite, pour pouvoir prétendre au remboursement dans 6 mois si l’objectif de perte de poids n’a pas été atteint par cette voie. Sans cette étape, le parcours s’allongera mécaniquement.
Le Programme RNPC répond précisément aux exigences de la HAS pour cette prise en charge nutritionnelle préalable.
Découvrez comment commencer dès aujourd’hui.
Qui peut initier une prescription remboursée ?
Pour bénéficier du remboursement, la prescription initiale doit être réalisée par un médecin habilité. En dehors de ce cadre, la prescription peut relever d’autres règles, mais sans prise en charge par l’Assurance Maladie.
Cette primo-prescription remboursable est réservée à des médecins exerçant dans certaines structures :
- Centres Spécialisés Obésité (CSO) : il en existe 37 à 42 en France selon les sources
- CHU (Centres Hospitaliers Universitaires)
- SMR (Soins Médicaux et de Réadaptation) spécialisés en gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie ou nutrition
- Endocrinologues libéraux en partenariat formalisé avec un CSO
Les médecins généralistes et les autres médecins de ville non rattachés à un CSO sont exclus de la primo-prescription. Une décision contestée par le syndicat MG France dès le 30 mai 2026, et largement reprise par la presse médicale spécialisée (Egora, Quotidien du Médecin, What’s up Doc, Medscape).
Le médecin traitant peut en revanche renouveler le traitement, à condition que la primo-prescription ait été effectuée par un spécialiste habilité et que l’évaluation de suivi soit concluante.
Conséquence pratique pour les patients : prendre rendez-vous chez son généraliste pour obtenir une primo-prescription de Wegovy® ne fonctionnera pas. Il faudra obtenir un rendez-vous dans un CSO, un CHU ou chez un endocrinologue partenaire, avec des délais souvent supérieurs à 6 mois. D’où, à nouveau, l’intérêt de commencer la prise en charge nutritionnelle préalable en parallèle.
Comment ça se passe en pratique, étape par étape
| Étape | Quoi | Où |
|---|---|---|
| 1. Bilan initial | Évaluation de votre situation (IMC, comorbidités, antécédents) | Médecin traitant + diététicien-nutritionniste |
| 2. Démarrage de la prise en charge nutritionnelle | Programme structuré : régime hypocalorique adapté, activité physique progressive, accompagnement comportemental | Centre RNPC, CSO, autre structure spécialisée |
| 3. Suivi sur 6 mois | Bilan mensuel ou bimensuel, pesée, ajustements, prévention abandons | Idem |
| 4. Évaluation à 6 mois | Si perte < 5 % du poids initial → éligibilité au remboursement | Médecin spécialiste habilité |
| 5. Primo-prescription | Ordonnance Wegovy® ou Mounjaro®, déclaration via téléservice ameli pro | CSO, CHU, SMR spécialisé, endocrinologue en partenariat |
| 6. Traitement médicamenteux | Injection hebdomadaire, montée progressive des doses, suivi nutritionnel en parallèle | Pharmacie + diététicien-nutritionniste |
| 7. Évaluation périodique | Maintien de la prescription conditionné à l’évolution clinique | Médecin spécialiste |

Que faire si vous n’êtes pas (encore) éligible
Plusieurs cas de figure pour les patients qui n’entrent pas dans le cadre du remboursement :
Cas 1 – IMC entre 27 et 35 sans comorbidité grave : le traitement reste prescriptible (hors AMM française mais conformément aux pratiques européennes), à plein tarif. La voie recommandée par les autorités sanitaires reste alors la prise en charge nutritionnelle et comportementale structurée.
Cas 2 – Patients éligibles mais n’ayant pas encore les 6 mois de prise en charge nutritionnelle : commencer immédiatement le programme pour pouvoir solliciter le remboursement le moment venu. Mais beaucoup de patients constatent qu’avec un accompagnement bien conduit, ils atteignent leurs objectifs sans recourir au médicament.
Cas 3 – Patients avec contre-indications au médicament : antécédents de pancréatite, de cancers médullaires de la thyroïde, grossesse, allaitement, etc. Le Programme RNPC reste la voie indiquée.
Cas 4 – Patients refusant l’injection : choix légitime. Le Programme RNPC, sans piqûre, est une voie autonome.
Pour comprendre comment le Programme RNPC fonctionne et obtient ses résultats → Le Programme RNPC
Ce que les essais cliniques ne disent pas : les chiffres de la vie réelle
L’écart entre les résultats annoncés dans les essais cliniques (STEP-1, SURMOUNT-1) et la pratique courante est désormais documenté. Plusieurs études en vie réelle publiées en 2024-2025 montrent des résultats sensiblement moins bons que les essais pivots.
| Indicateur | Études cliniques (STEP-1) | Vie réelle (données publiées 2024-2025) |
|---|---|---|
| Perte de poids à 12 mois | 16 à 22 % | 7 à 12 % (efficacité divisée par 2) |
| Abandon du traitement à 1 mois | < 5 % | 30 % |
| Abandon du traitement à 3 mois | ~ 17 % | 58 % |
| Effets indésirables digestifs | 70 % | 73 % |
| Reprise du poids à 1 an post-arrêt | non évaluée | 2/3 du poids perdu |
| Reprise du poids à 18 mois post-arrêt | non évaluée | 100 % du poids perdu |
| Perte de masse musculaire associée | non systématiquement évaluée | jusqu’à 49 % de la perte totale |
Ces chiffres ne disqualifient pas les analogues du GLP-1, mais ils rappellent un point essentiel : le médicament seul ne suffit pas. Sans accompagnement nutritionnel structuré, la perte de poids est plus faible, l’adhésion plus précaire, la perte musculaire plus sévère, et la reprise post-arrêt quasi totale.
C’est précisément pourquoi le législateur a placé la prise en charge nutritionnelle au cœur des conditions de remboursement.
Ce que recommande la communauté scientifique pour bien manger sous aGLP-1
Les sociétés savantes et la littérature spécialisée (Medscape, AACE, ADA) convergent sur quelques règles simples mais structurantes pour les patients sous analogues du GLP-1 :
| Apport | Recommandation quotidienne |
|---|---|
| Eau | 2 à 3 litres / jour |
| Protéines pures | Au moins 1,5 g / kg de poids corporel (objectif : préserver la masse musculaire) |
| Fibres | 21 à 25 g (femmes) – 30 à 38 g (hommes) |
| Calories | 1 200 à 1 500 kcal (femmes) – 1 500 à 1 800 kcal (hommes) |
| Vitamines et minéraux | Supplémentation D, calcium et multivitamine recommandée |
✅ SOURCE : Medscape, Are Patients On GLP-1s Getting the Right Nutrients?, janvier 2025 (Batya Swift Yasgur).
Sans cet apport structuré, le risque de dénutrition et de fonte musculaire dans les 6 à 12 mois suivant l’instauration du traitement est très réel, particulièrement chez la femme ménopausée, le sujet âgé et toute personne ayant des difficultés à s’alimenter du fait des effets indésirables digestifs.
C’est le cœur de métier d’un programme nutritionnel structuré comme RNPC : garantir cet apport calibré et personnalisé, en parallèle ou en amont du traitement médicamenteux.
Deux scénarios sous Wegovy : que faire selon votre profil ?
L’expérience terrain RNPC, déjà acquise sur 105 patients accompagnés simultanément avec un analogue du GLP-1, dégage deux cas de figure très distincts.
Cas 1 : Vous arrivez à vous alimenter normalement sous traitement. L’accompagnement nutritionnel structuré (approche hypocalorique adaptée, apport optimisé en protéines, activité physique, suivi par diététicien-nutritionniste) suffit alors à consolider et pérenniser les résultats du médicament. C’est le scénario le plus fréquent.
Cas 2 : Vous n’arrivez pas à manger suffisamment. Les effets indésirables digestifs (nausées, vomissements, perte d’appétit profonde) rendent l’alimentation classique impossible ou très difficile, en particulier en phase de montée en dose. Le risque devient celui de la carence en macro- et micro-nutriments, et de la perte aggravée de masse musculaire. Une supplémentation spécifique (boissons enrichies en protéines, crèmes enrichies en protéines, infusions fonctionnelles) devient alors nécessaire, pas pour remplacer l’accompagnement, mais pour le rendre tenable.
Pourquoi une prise en charge nutritionnelle structurée devient une étape clé du parcours de remboursement
Conçu il y a plus de 20 ans, il reprend les éléments d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite tels que recommandés par les autorités sanitaires :
- Approche hypocalorique adaptée (1 000 à 1 200 kcal/jour en phase d’amaigrissement, apport optimisé en protéines, supplémentation vitaminique)
- Activité physique adaptée (accompagnement personnalisé en fonction du profil)
- Suivi comportemental structuré par une diététicienne nutritionniste diplômée d’État, en face à face, à fréquence rapprochée (deux fois par mois en phase active)
- Phase de stabilisation à long terme conçue pour pérenniser les résultats
- Comité Scientifique RNPC présidé par le Pr Arne Astrup, contributeur historique à la recherche sur le GLP-1
Une expérience terrain déjà constituée : 105 patients Programme RNPC® + aGLP-1
À ce jour, 105 patients sont accompagnés simultanément par le Programme RNPC et un analogue du GLP-1 :
- 52 patients sous Wegovy® (sémaglutide)
- 53 patients sous Mounjaro® (tirzépatide)
- 70 % d’entre eux sont sur de faibles doses (initiation ou premiers paliers), preuve qu’ils ont démarré le Programme et le médicament en parallèle
- 100 % suivent le Programme RNPC dans sa version actuelle, sans adaptation spécifique
À notre connaissance, le Programme RNPC dispose déjà d’une expérience terrain spécifique auprès de patients suivis en parallèle d’un traitement par analogue du GLP-1.
C’est précisément ce cadre que les arrêtés du 23 mai 2026 demandent au patient d’avoir suivi avant d’accéder au remboursement. 132 Centres RNPC couvrent la France, et le bilan initial est sans engagement.
💡 Exclusions du Programme RNPC® : le Programme s’adresse aux adultes. Il n’est pas indiqué chez les mineurs (moins de 18 ans), les femmes enceintes ni les femmes allaitantes pendant les 12 premiers mois de l’enfant.
Commencez votre prise en charge nutritionnelle dès aujourd’hui pour être éligible au remboursement Wegovy® / Mounjaro® dans 6 mois, ou pour atteindre vos objectifs sans recourir au médicament.
Trouvez le centre le plus procheQuestions fréquentes
Le Wegovy® est-il remboursé en France depuis le 15 juin 2026 ?
Oui. Wegovy® et Mounjaro® sont effectivement remboursés par l’Assurance Maladie depuis aujourd’hui, en application des arrêtés du 23 mai 2026 publiés au Journal Officiel n°0123 du 28 mai 2026.
Combien coûte le Wegovy® après remboursement ?
Pour la dose d’entretien (2,4 mg), le prix public TTC est de 195,10 € par mois. Avec un remboursement de 65 %, le reste à charge est d’environ 68 €. Pour les patients en ALD (la majorité des patients éligibles), le reste à charge est nul.
Combien coûte le Mounjaro® après remboursement ?
Le prix varie selon le dosage, de 176,10 € (2,5 mg) à 433,80 € (12,5 et 15 mg) par mois. Reste à charge de 62 à 152 € hors ALD, 0 € en ALD.
Mon médecin généraliste peut-il me prescrire le Wegovy® remboursé ?
Non pour la primo-prescription. Seuls les médecins exerçant en CSO, CHU, SMR spécialisé ou les endocrinologues en partenariat avec un CSO peuvent initier la prescription. Votre médecin traitant peut en revanche renouveler le traitement après la primo-prescription par un spécialiste.
Qu’est-ce que la « prise en charge nutritionnelle bien conduite » exigée par les arrêtés ?
Il s’agit d’un programme structuré incluant régime hypocalorique adapté, activité physique progressive et accompagnement comportemental par un professionnel de santé qualifié, suivi pendant au moins 6 mois. Le Programme RNPC répond précisément à ces critères.
Combien de temps faut-il pour devenir éligible au remboursement ?
Au minimum 6 mois de prise en charge nutritionnelle bien conduite, avec une perte de poids inférieure à 5 % du poids initial. Si la perte est supérieure à 5 %, l’objectif est atteint sans recours au médicament.
Faut-il une mutuelle pour compléter le remboursement ?
Pour les patients en ALD, non. Pour les autres, la mutuelle peut couvrir la part restante (35 %), selon les conditions de votre contrat.
Y a-t-il un risque de pénurie comme avec l’Ozempic® ?
Les laboratoires Novo Nordisk et Eli Lilly indiquent avoir anticipé la demande. Toutefois, les autorités sanitaires recommandent de respecter strictement l’AMM et de ne pas détourner les indications.
Comment savoir si je suis éligible ?
Le critère principal est l’IMC (≥ 40 ou ≥ 35 avec comorbidité). Pour évaluer votre situation précisément, un bilan personnalisé en Centre RNPC ou chez votre médecin traitant est le premier pas recommandé.
Que se passe-t-il à l’arrêt du traitement Wegovy® ou Mounjaro® ?
Sans accompagnement comportemental durable, deux tiers du poids perdu est repris dans l’année qui suit l’arrêt (étude STEP-1). Le Programme RNPC est conçu pour pérenniser les résultats à long terme, que ce soit avant, pendant ou après le traitement.
Et l’Ozempic® ?
Non remboursé pour la perte de poids. L’Ozempic® reste indiqué uniquement dans le diabète de type 2. Pour la perte de poids, c’est Wegovy® (même molécule, dosage différent) qui est désormais remboursé sous conditions.
Combien de temps faut-il pour atteindre la dose maximale de Wegovy® ?
Le protocole prévoit une montée progressive sur 16 semaines minimum (4 paliers de 4 semaines), avant d’atteindre la dose d’entretien à 2,4 mg. Cette progression vise à limiter les effets indésirables digestifs et à laisser le corps s’adapter. Sur cette période, l’accompagnement nutritionnel est déterminant.
Mon médecin généraliste peut-il quand même me prescrire Wegovy® hors remboursement ?
Oui. Tout médecin ayant le droit de prescrire des médicaments peut prescrire Wegovy® ou Mounjaro®, mais sans prise en charge par l’Assurance Maladie. Le patient supporte alors l’intégralité du coût (146 à 195 € par mois pour Wegovy®). Pour bénéficier du remboursement, la primo-prescription doit obligatoirement être faite par un médecin habilité (CSO, CHU, SMR spécialisé, endocrinologue partenaire d’un CSO).
Quelles règles alimentaires suivre sous Wegovy® ou Mounjaro® ?
Les sociétés savantes recommandent : 2 à 3 litres d’eau par jour, au moins 1,5 g de protéines pures par kg de poids corporel, une grande quantité de fibres, et une supplémentation en vitamines et minéraux (notamment D, calcium, multivitamine). L’objectif est de préserver la masse musculaire et d’éviter les carences. Un suivi par un diététicien-nutritionniste est fortement conseillé.
Les résultats du Wegovy® en vie réelle sont-ils aussi bons que dans les essais cliniques ?
Non. Les études cliniques pivots (STEP-1) annoncent 16 à 22 % de perte de poids, mais les données en vie réelle publiées en 2024-2025 montrent une efficacité d’environ 7 à 12 %, soit un résultat plus modeste. Les données de vie réelle suggèrent parfois des résultats plus modestes que ceux observés dans les essais cliniques, notamment en raison de l’observance, des effets indésirables et des arrêts de traitement, ainsi qu’une reprise de poids fréquente en cas d’arrêt sans accompagnement. Cet écart justifie l’importance de la prise en charge nutritionnelle associée.
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Vous souhaitez accéder au remboursement Wegovy® ou Mounjaro® ? Commencez dès aujourd’hui votre prise en charge nutritionnelle au sein du Programme RNPC. Premier bilan sans engagement dans 132 centres en France.
Trouvez le centre le plus procheDisclaimer général santé (charte §4.1) : « Cet article fournit une information générale sur le remboursement des analogues du GLP-1 (Wegovy®, Mounjaro®). Il ne se substitue pas à un avis médical individualisé. Pour toute question de santé, consultez votre médecin traitant ou un professionnel de santé qualifié. »
Disclaimer médicament (charte §4.3) : « Toute modification de traitement médicamenteux doit se faire en accord avec le médecin prescripteur. Cet article ne constitue pas une recommandation de modification thérapeutique. »
